L’ Assurance-vie

L’essentiel à retenir

L’assurance-vie est l’un des piliers de l’épargne des Français : souple, accessible et adaptée à de nombreux projets de vie.

Elle permet de constituer une épargne sur le long terme, disponible à tout moment, avec une fiscalité de plus en plus favorable dans le temps.

C’est également un outil incontournable pour organiser la transmission de son patrimoine, en dehors du cadre successoral classique.

Cet outil permet d’organiser sa transmission sans se dépouiller de son vivant

Il existe plusieurs modes de gestion, permettant d’ajuster le niveau de risque et le degré d’implication de l’épargnant.

Le choix du contrat doit toujours être cohérent avec votre situation personnelle, vos objectifs et votre horizon de placement.

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L’assurance-vie : de quoi parle-t-on vraiment ?

L’assurance-vie est une enveloppe d’épargne qui permet de faire fructifier un capital au fil du temps, grâce à des versements libres ou programmés. Elle peut servir à préparer un projet, compléter des revenus futurs ou transmettre un patrimoine dans un cadre fiscal optimisé.
Contrairement aux idées reçues, l’assurance-vie n’est pas réservée à la retraite ou à la fin de vie : elle s’adapte à toutes les étapes patrimoniales.

Un placement historique… toujours d’actualité

Née il y a plusieurs siècles, l’assurance-vie s’est progressivement imposée comme une référence de l’épargne longue. Depuis les années 1980, elle a évolué pour devenir plus simple, plus lisible et plus accessible.

Si elle reste aujourd’hui l’un des placements préférés des Français, c’est parce qu’elle a su s’adapter aux évolutions économiques, réglementaires et financières, tout en conservant ses fondamentaux : sécurité, souplesse et efficacité fiscale.

Comment fonctionne une assurance-vie ?

Le principe est simple : vous versez de l’argent sur un contrat, qui est investi sur différents supports selon votre profil et vos objectifs. La valeur de votre épargne évolue dans le temps, en fonction des marchés et des supports choisis.
Les grandes caractéristiques

  • Souplesse totale : les sommes restent disponibles à tout moment, sans pénalité contractuelle.
  • Fiscalité douce: plus le contrat est ancien, plus l’imposition sur les gains est allégée.
  • Personnalisation : vous adaptez le niveau de risque grâce aux supports d’investissement.
  • Transmission maîtrisée : vous désignez librement les bénéficiaires du contrat
  • Fonds en euros et unités de compte : trouvez le bon équilibre
    La majorité des contrats sont aujourd’hui multisupports.
    Le fonds en euros privilégie la sécurité : le capital est garanti, avec un rendement modéré.
  • Les unités de compte permettent d’aller chercher davantage de performance, en contrepartie d’un risque de fluctuation.

La répartition entre ces supports dépend de votre sensibilité au risque, de votre horizon de placement et de vos objectifs.

Pourquoi l’assurance-vie séduit autant ?

Une épargne disponible et adaptable
L’assurance-vie permet d’épargner sans bloquer son argent. Vous restez libre d’effectuer des retraits partiels ou totaux, selon vos besoins, tout en conservant le contrat ouvert.
Un outil pour construire un capital
Versements ponctuels ou réguliers : vous épargnez à votre rythme. Cette souplesse en fait un outil idéal pour anticiper les imprévus, financer des projets ou préparer un complément de revenus à long terme.
Une fiscalité particulièrement avantageuse
En cas de retrait, seule la part correspondant aux gains est imposée. Après plusieurs années de détention, des abattements annuels viennent encore alléger la fiscalité, ce qui rend ce placement très compétitif dans le temps.
Un levier puissant pour la transmission
L’assurance-vie permet de transmettre un capital à des bénéficiaires désignés, dans un cadre fiscal spécifique et souvent plus favorable que la succession classique. Elle offre une grande liberté dans l’organisation patrimoniale.

Comprendre la fiscalité de l’assurance-vie

La fiscalité s’applique principalement :

  • lors des retraits,
  • au moment du décès du souscripteur.

Plus la durée de détention est longue, plus l’imposition est réduite. Les prélèvements sociaux et l’impôt sur les gains obéissent à des règles distinctes selon les supports et les dates de versement.Certaines situations particulières (rente viagère, immobilier, IFI) nécessitent une analyse personnalisée.

Comment souscrire une assurance-vie ?

Aujourd’hui, la souscription se fait généralement avec l’aide d’un conseiller, bancaire ou patrimonial. L’objectif n’est pas seulement d’ouvrir un contrat, mais de choisir la bonne stratégie d’épargne, en adéquation avec votre situation.
Un accompagnement sur mesure permet notamment de :

  • définir vos objectifs,
  • choisir les supports adaptés,
  • sélectionner le mode de gestion le plus pertinent.

Bien choisir son contrat : les bons réflexes

  1. Identifier votre profil d’épargnant et votre tolérance au risque
  2. Comprendre la performance et la solidité des supports proposés
  3. Clarifier votre objectif patrimonial
  4. Choisir un interlocuteur de confiance
  5. Comparer les frais (entrée, gestion, arbitrage)

Un contrat très diffusé n’est pas nécessairement le plus performant pour vous.

Les frais à surveiller Selon les contrats, vous pouvez rencontrer :

  • des frais d’entrée,
  • des frais sur versements,
  • des frais de gestion,
  • des frais d’arbitrage.

Une lecture attentive est indispensable : des frais mal maîtrisés peuvent réduire significativement la performance à long terme.

Les différents modes de gestion

  • Gestion libre : vous pilotez vous-même votre épargne.
  • Gestion profilée : votre épargne suit un profil prédéfini (prudent,équilibré, dynamique).
  • Gestion pilotée : les arbitrages sont automatisés selon une stratégie définie.
  • Gestion sous mandat : vous déléguez entièrement la gestion à un professionnel.
  • Gestion à horizon : la stratégie évolue progressivement avec le temps.

Chaque mode répond à des besoins différents : il n’existe pas de solution universelle.

Assurance-vie et transmission : un outil clé

Vous désignez librement les bénéficiaires du contrat, qu’ils soient ou non héritiers. La fiscalité dépend notamment de l’âge auquel les versements ont été effectués.
Une rédaction précise de la clause bénéficiaire est essentielle pour sécuriser vos intentions et optimiser la transmission.

En conclusion

L’assurance-vie est bien plus qu’un simple produit d’épargne : c’est un outil patrimonial complet, qui mérite une réflexion globale et un accompagnement personnalisé.

Chez Thalia Patrimoine, nous sommes convaincus qu’un bon contrat est avant tout celui qui correspond à votre histoire, vos projets et vos valeurs.
👉 Besoin d’un éclairage ou d’un accompagnement personnalisé ?

Nos experts sont à votre écoute pour construire, avec vous, une stratégie sur mesure.

Zoom sur la fiscalité de l’assurance-vie

Impôt sur le revenu, prélèvements sociaux et transmission
La fiscalité de l’assurance-vie est l’un de ses principaux atouts. Elle repose sur des règles spécifiques, distinctes de celles applicables aux autres placements financiers, et s’apprécie à deux moments clés : lors des retraits et au moment de la transmission.

1. La fiscalité à l’impôt sur le revenu (IR)

Lorsque vous effectuez un rachat (partiel ou total) sur votre contrat, la somme perçue se compose :

  • d’une part de capital (non imposée),
  • d’une part d’intérêts (imposable).

👉 Seuls les intérêts sont soumis à l’impôt sur le revenu. Deux modes d’imposition possibles
Au moment du retrait, vous pouvez choisir entre :

  • Le prélèvement forfaitaire unique (PFU)
  • L’intégration des intérêts dans votre tranche marginale d’imposition (TMI)

Dans la majorité des situations, le PFU est privilégié pour sa lisibilité et sa stabilité.

Taux applicables (primes versées depuis le 27 septembre 2017)

  • Contrat de moins de 8 ans : 12,8 % d’impôt sur le revenu
  • Contrat de plus de 8 ans : 7,5 % d’impôt sur le revenu, sous conditions

Après 8 ans, un abattement annuel sur les intérêts s’applique :4 600 € pour une personne seule et 9 200 € pour un couple soumis à imposition commune
👉 Tant que cet abattement n’est pas dépassé, aucun impôt sur le revenu n’est dû sur les gains retirés.

2. Les prélèvements sociaux (PS)

Les prélèvements sociaux s’élèvent actuellement à 17,2 %. Leur mode de perception dépend du type de support d’investissement.

Sur le fonds en euros

  • Les prélèvements sociaux sont prélevés chaque année au fil de l’eau, directement sur les intérêts générés.
  • L’épargnant n’a donc plus de prélèvements sociaux à payer lors du retrait sur cette partie.

Sur les unités de compte

  • Les prélèvements sociaux sont dus uniquement lors d’un rachat ou de la clôture du contrat.
  • Ils portent sur la part d’intérêts comprise dans les sommes retirées.

👉 Ce décalage peut constituer un avantage en matière de trésorerie et d’optimisation fiscale à long terme.

3. La fiscalité en cas de décès (transmission)

L’assurance-vie bénéficie d’un régime successoral spécifique, particulièrement favorable, qui dépend de l’âge de l’assuré au moment des versements.
Primes versées avant 70 ans
Chaque bénéficiaire profite :

  • d’un abattement de 152 500 €,
  • puis d’une taxation, au -delà de cet abattement :
  • 20 % jusqu’à 700 000 €,
  • 31,25 % au-delà.

👉 Ces sommes sont transmises hors succession, sans application des droits de succession classiques.

Primes versées après 70 ans

  • Un abattement global de 30 500 € s’applique à l’ensemble des bénéficiaires.
  • Au-delà, les sommes versées réintègrent l’actif successoral et sont soumises aux droits de succession.
  • Les intérêts générés restent totalement exonérés.

Cas particulier du conjoint et du partenaire de PACS
Le conjoint survivant et le partenaire de PACS sont exonérés de toute fiscalité successorale, quel que soit le montant transmis via l’assurance-vie.

4. L’importance de la clause bénéficiaire

La fiscalité successorale avantageuse de l’assurance-vie repose en grande partie sur la rédaction de la clause bénéficiaire.Une clause mal rédigée peut entraîner :

  • des retards de versement,
  • des conflits entre bénéficiaires,
  • une fiscalité non optimisée.

👉 Une clause bénéficiaire doit être claire, personnalisée et régulièrement mise à jour, notamment en cas de changement de situation familiale ou patrimoniale.

En résumé

  • À l’IR : seule la part d’intérêts est imposée, avec des abattements attractifs après 8 ans.
  • Aux prélèvements sociaux : 17,2 %, avec un mode de prélèvement différent selon les supports.
  • À la transmission : un cadre fiscal très favorable, distinct du droit successoral classique.

Chez Thalia Patrimoine, nous considérons que la fiscalité de l’assurance-vie n’est réellement performante que lorsqu’elle s’inscrit dans une stratégie globale, pensée sur le long terme et adaptée à votre situation personnelle.
👉 Besoin d’un éclairage personnalisé ou d’une optimisation fiscale ?
Nos conseillers vous accompagnent à chaque étape.

Auteur : Conseil Epargne

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